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vendredi 16 avril 2010

Tribeqa cherche la Rose

Sur l'arc-en-ciel des Qolors, Tribeqa commence par le rose...

Nous l'annoncions il y a quelques jours, le nouvel album de Tribeqa est arrivé. Toujours sur le label Underdog Records : à peu près ce qui se fait de mieux en France dans l'univers des musiques ayant une parenté proche ou lointaine avec le funk. Pour ne citer qu'eux, Juan Rozoff ou CongoPunQ font partie de l'écurie.

Si le "parrain" du groupe Magic Malik ne fait pas partie de ce nouveau voyage musical, de nouveaux invités ont embarqué pour accompagner l'équipage nantais dans la poursuite de ses explorations afrocentrées. Participent à ce Qolors : Blake Worrel (Puppetmastaz) Mauikaï, Wamian Diara et Kadi Coulibaly, pour donner de la voix; ainsi que Geoffroy Tamisier (Mukta) à la trompette.

Avant de revenir prochainement plus en détail sur l'album, voici "Rose", la première vidéo à en être extraite. Sur ce titre, discrètement mais sûrement, Tribeqa prend des couleurs brésiliennes. On y entend en effet des voix s'interrogeant pour savoir où est passée Rosa, cet amour. "Onde esta Rosa ? Cadê Rosa ?". La dominante est toujours acoustique avec le balafon de Josselin Quentin toujours au centre, les platines de "Djo" qui gratouillent et chatouillent, et ces Brésiliens qui cherchent Rosa... Le tout ressemble définitivement à du... Tribeqa !



A signaler un petite interview du groupe sur l'Adikt Blog...

jeudi 8 avril 2010

Tribeqa, dans la grâce, la joie et l'allégresse

Qolors, le deuxième album de Tribeqa sort le 14 avril chez Underdog Records. Pour patienter, revenons vers leur premier essai qui était une sublime réussite. Tribeqa ? Un groupe nantais dont une des particularités est d'avoir le balafon comme instrument vedette, ce qui confère à leur musique une couleur originale. Mais Tribeqa, c'est Magic Malik qui en parle le mieux (bon, je ne me suis pas fatigué sur ce coup-là, sa déclaration sert de présentation du groupe sur sa page MySpace) :

"Sur le long chemin de la musique, ses embûches, ses espoirs et désespoirs, ses jours de gloires et ses déceptions, la recherche de la vérité finit parfois par nous révéler ce qui se cache sous une pierre. Tribeqa fait partie de ceux qui, à l'image de la réplique de Picasso : "je ne cherche pas, je trouve", ont cette grâce qui ne se commande pas. La grâce de trouver. Ils nous font le cadeau d'une musique qui garde cette fraîcheur, cette spontanéité qui caractérise les approches basées sur l'honnêteté, émotionnelle et intellectuelle. Je suis ce groupe depuis maintenant près de trois ans, la rencontre fut pour moi d'une grande richesse. Ce fut un plaisir de participer avec eux à la création de leur premier disque. J'engage tous les publics à les écouter et recevoir de ces vitamines dont ils ont le secret."

Il faut aussi préciser que Magic Malik est juge et partie. Il est en effet présent sur près de la moitié des titres du premier album, à la flûte et au chant. L'été dernier, à la médiathèque qui est mon principal lieu de travail, lors d'une vague de "désherbage" des rayons, j'avais convaincu mes collègues de ne pas envoyer leur album au pilon, au motif qu'il ne sortait jamais. J'avais argumenté en leur disant que leur passage prochain sur l'agglomération, dans le cadre du festival de Radio France, allait probablement inciter quelques abonnés à emprunter le CD. Malheureusement, j'ai eu un empêchement le soir où je devais assister à leur concert. Trente-six fois zut !

L'extrait ci-dessous donne un aperçu de la musique de Tribeqa qui, je l'espère, vous donnera envie d'écouter la suite. Laissons-nous bercer par le chant franco-créole de Magic Malik qui nous invite à écouter sa "mizik la douce", "dans la joie... et l'allégresse, Allegria !" !

Tribeqa, "Amali Part 1", Tribeqa (2008)