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samedi 19 novembre 2011

Thalma de Freitas dans Les Petites Planètes


Quand je découvrais la collection Les Petites Planètes réalisée par Vincent Moon, en parcourant la liste des films prévus, j'ai tout de suite été impatient de découvrir celui consacré à Thalma de Freitas. On connaît le principe désormais puisque nous avons déjà relayé ici quelques escales brésiliennes de son périple autour du monde. Cet ancien de la Blogothèque voyage léger et filme les musiciens dans leur environnement. En train de faire de la musique, et de préférence en évitant le cadre trop conventionnel d'un concert. Le tout réalisé sous licence Creative Commons et uniquement financé par les dons...


On l'ignore ici mais la belle Thalma de Freitas est une vedette au Brésil. Si, en tant que chanteuse, elle s'est toujours consacrée à des projets exigeants, voire expérimentaux, elle doit cette liberté artistique en matière de musique à sa carrière d'actrice pour la Globo ! Jouer dans une novela n'est pas une école de la sobriété, aussi je me souviens avoir vu un extrait (sur YouTube) d'un de ses rôles. Alors que je cherchais des images de Dorival Caymmi, je la trouve en train d'interpréter "Vatapá" dans une adaptation de Dona Flor pour Globo. Et si je n'avais pas déjà su qui était Thalma, je dois bien dire que je n'aurais guère été curieux d'en apprendre plus sur elle !

Heureusement, ses projets musicaux sont plus ambitieux. Et si elle n'a pas encore sorti d'album, seulement un EP, Thalma de Freitas est une figure charismatique de la nouvelle scène brésilienne. Si elle est une des voix de l'Orquestra Imperial, on a aussi pu l'entendre avec 3 Na Massa ou Anelis Assumpção. Elle a également participé à l'adaptation scénique de l'ambitieux Macunaima Opera Tupi de Iara Rennó, etc...

A Rio, dans son quartier de Santa Teresa, en haut des morros, elle s'est installée dans une grande bâtisse, l'ancien consulat du Salvador, pour la transformer en laboratoire artistique, pépinière de talents. C'est là, à Miradouro, qu'est allé séjourner Vincent Moon. En pactisant : un hébergement en échange d'un film.

Un film surprenant qui nous montre Rio sous la pluie et pendant lequel on suit Thalma jetant un œil sur la baie de Guanabara, se faisant prendre en photo par des gens qui la reconnaissent. Elle chante a cappella, avec son casque sur les oreilles, mais c'est Laércio de Freitas, le père de Thalma, qui donne son charme musical au film. Sur le piano de João Donato, il improvise et lui donne littéralement sa couleur. Dans des tons de gris...


Les Petites Planètes : pour voir les autres films ou faire une donation...

Vincent Moon a raconté son film...

Il pleut dehors, monsieur

by Vincent Moon

Le piano de Thalma était beau mais trop vieux. Il gisait dans un coin de la grande salle de bal, dans cette vieille demeure perdue sur les hauteurs de Santa Teresa. Les collines du quartier se perdaient entre les arbres, passant de vieux châteaux effondrés en favelas en expansion. Tout un Brésil se croise le long de ces rues pentues, vieux bourgeois silencieux et jeunes familles pauvres et bruyantes se côtoient et se saluent. Quelqu'un disait que la favela d'en dessous de chez Thalma faisait partie des favelas 'pacifiés' mais d'autres n'en étaient pas sûrs. Cela faisait près d'un mois que je m'étais posé tout la-haut, regardant chaque matin le soleil se lever sur les paysages inexplorés de la zone nord de Rio de Janeiro, tandis que le Christ sur sa colline était le plus beau point de repère que l'on puisse imaginer. C'est bien autre chose que la Statue de la Liberté dont seules les photos nous prouvent l'existence.

Mais Laércio n'avait que faire d'un piano. Cela faisait plusieurs semaines qu'on le croisait à la table de la cuisine, penché sur des partitions qu'il remplissait de son écriture raffinée. Lorsqu'on lui demandait, il disait qu'il écrivait des arrangements. Il ne parlait pas beaucoup mais riait souvent, avec ses petites blagues qu'il glissait dans un français charmant. Il gloussait d'elles et reprenait le fil de sa partition, en silence. J'avais promis à Thalma que je lui ferai un film si elle me faisait une place chez elle. Un toit contre des images, ça valait la peine, et je me demandais comment associer Thalma et son père dans un film commun.

Il pleut à Rio. Il plu beaucoup ce mois là, autour du jour de l'an, et la ville tend à perdre beaucoup de son charme sous les trombes d'eau. On peut aimer Paris sous la pluie, Jakarta au crépuscule, Moscou sous la neige ou Tokyo au printemps, mais c'est bien de plein soleil que se nourrit Rio, lorsque les cariocas n'ont d'autre désir que de se laisser tomber sur le sable de Copacabana, de Ipanema, et de prélasser leurs corps en oubliant le programme de leur journée. L'image de Rio sous la pluie n'existe pas dans les 'images de Rio', et par chance ce jour de tournage avec Thalma, la pluie fut notre compagnon.

Thalma est un feu follet, une star au Brésil, qui ne se cache heureusement pas mais salue à tour de bras les fans de son sitcom qui est rediffusé continuellement sur Globo TV. Elle me dit qu'elle touche de l'argent à chaque diffusion, et qu'elle en fait profiter ses amis en les hébergeant, en les aidant dans leurs créations. Une mécène moderne, elle même créatrice, chanteuse au sein de l'Orquestra Imperial et dans diverses collaborations plus ou moins improvisées. Son père est presque son contraire, personnage taciturne et discret, porté sur la préparation et non l'exécution, compositeur et arrangeur jouant rarement en live, personnage de l'ombre.

Thalma dans les rues de Rio, Laércio restant à la maison… L'image était presque trop belle. On partit donc ce jour-là avec Thalma vers le Corcovado, puis vers la pointe nord de Copacabana, là ou les pêcheurs dépassent en nombre les baigneurs. Thalma improvisait en accapella, chantant parfois une vieille mélodie, jouant de la présence de la caméra en regardant au large. Ce n'est que quelques jours plus tard que, le soleil revenu, on emmenait Laércio devant ces images, sur le piano du grand João Donato, improviser à son tour, amener ses touches de père qui regarde sa fille déambuler sa ville. Une double improvisation à quelques jours de distance composant une ode à la plus belle ville du monde. Et toujours reste cette question, qui est ce qui vient en premier, le père ou la fille?

jeudi 29 septembre 2011

Alessandra Leão et le terreiro Xamba dans Les Petites Planètes


Où nous retrouvons Vincent Moon dans ses tribulations autour du Monde pour réaliser sa collection Petites Planètes, collection qui présente des musiciens filmés dans leur environnement... Si cet ancien réalisateur de la Blogothèque (les Concerts à Emporter, etc...) fait le tour du Monde, par souci de cohérence éditoriale, nous ne relayons que ses escales brésiliennes. Et encore, seulement certaines d'entre elles : le bonhomme est incroyablement prolifique ! La Petite Planète du jour se situe dans le Pernambouc, à Olinda, où il a filmé, en février dernier, Alessandra Leão et ses amis sur le terreiro de la Nação Xamba.


La Nação Xamba est une de ces nombreuses religions afro-brésiliennes très proches du candomblé. Elle est originaire de Maceió, dans l'état d'Alagoas, et fut fondée par son Babalorixá Artur Rosendo Pereira. Dans les années vingt, la Nação Xamba, victime des persécutions que la police infligeait aux lieux de culte afros, s'installa dans le Pernambouc. A Récife d'abord, puis à partir de1951 à Olinda. Où elle se trouve aujourd'hui encore, sur le terreiro Santa Bárbara - Ilê Axé Oyá Meguê.

Vincent Moon explique dans les quelques mots qui accompagnent son film qu'il avait envie de réaliser un travail sur le candomblé. Il était alors à Récife chez Alessandra Leão et l'idée germa qu'ils pourraient faire quelque chose ensemble à Xamba. En dehors d'un véritable rituel. Simplement, s'y retrouver. "Cela a commencé avec l'envie de faire quelque chose autour des traditions du candomblé. Pas pour filmer un rituel mais en organisant quelque chose d'autre, dans l'espace du candomblé, ici le magnifique terreiro Xamba. J'étais à Récife, dans le Nordeste du Brésil, j'étais chez Alessandra. Nous avons décidé d'inviter ses amis musiciens pour jouer et improviser pendant une heure des chansons religieuses. Et voici le résultat de notre propre rituel"*.


Alessandra Leão est une artiste de Récife qui creuse le sillon des musiques populaires du Pernambouc (coco, ciranda, etc...). Elle s'est faite connaître au sein du groupe Comadre Fulozinha. Sa musique s'appuie sur un tapis de percussions, des ilús, ces tambours sacrés que l'on trouve notamment dans le culte de Xangô du Pernambouc, joués mains nues sur les peaux, et d'étonnantes guitares électriques (ici absentes). Pas de batterie. Pour décrire la scène musicale à laquelle se rattache Alessandra Leão, les Anglais de Mais Um Discos ont choisi de parler de manguefolk. Genre dont elle serait la plantureuse reine. Isaar França ou Karina Buhr auraient autant mérité la couronne mais bon... Dois Cordões, son deuxième album sorti en 2009, a été produit par Caçapa, autre figure de cette scène de Récife. On y retrouve également Jorge du Peixe, Kiko Dinucci qui, pour l'anecdote, partageait la scène avec elle à Récife ces derniers jours, China ou Jr Black, ces deux derniers figurant sur la compilation Musica na Massa !, présenté ici il y a quelques jours.

Curieuse scène qu'a saisi Vincent Moon. Tout le monde est habillé de blanc, comme il se doit, mais le rituel n'est pas réellement religieux, à la différence des chants et des rythmes. Parmi les amis d'Alessandra, on retrouve Isaar França, Bongar, Cibelle, Helder Vasconcellos, Areia, Carlos Amarelo, Hugo Linns. Isaar est discrète et on s'étonne de retrouver ici Cibelle la fashionista.


Comme à son habitude, la caméra de Vincent Moon est nomade, elle accompagne les musiciens, est au milieu, tourne sur elle-même comme le danseur endiablé de ce film sur Xamba. Vincent Moon est littéralement embarqué aux côtés des musiciens qu'il rencontre, au cœur de ces instants saisis. La musique est mise en scène, le cadre est choisi pour que tout puisse se produire, pour que la spontanéité l'emporte sur le dispositif. Et, encore une fois, le charme opère, il parvient à nous plonger avec lui dans cette frénésie où l'enthousiasme collectif est palpable, où le plaisir de jouer et chanter crève l'écran. Bravo.


Le site des Petites Planètes

Spéciale dédicace à mon pote Cyril de Niteroi qui trouve que je ne parle pas assez des musiques du Pernambouc !
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* "It started with the desire to do something around the Candomblé traditions. Not filming a candomblé ritual, but organizing something else, in the space of candomblé - in this case, in the beautiful terreiro XAMBA. I was in Recife, in the north east of Brazil, staying at Alessandra's place. We decided to bring a lot of her musical friends to perform and improvise an hour of religous songs. Here is the result of our own ritual".

samedi 18 juin 2011

Une petite tournerie planétaire de Carlinhos Brown en mp3


J'avais déjà présenté le film de Vincent Moon consacré à Carlinhos Brown, il y a quelques semaines à peine, un volet de sa série nomade Les Petites Planètes, vous allez donc me dire que je radote. Je nuancerai : non, je ne radote pas, j'enfonce le clou. Tant ce projet de vidéos musicales autour du monde que Carlinhos Brown méritent notre attention.


J'y reviens parce qu'il se passe un truc : depuis que j'ai découvert la vidéo, j'écoute en boucle le morceau de Brown. Car vous pouvez téléchargez librement la piste audio du film sur le site de Petites Planètes. Tout ça grâce au bon esprit de la licence Creative Commons qu'a adopté Vincent Moon.

Quand j'ai présenté cette séance avec Brown, j'écrivais que "la musique de Carlinhos Brown porte toujours en elle une bonne dose de funk". J'y évoquais la sueur sur son front au bout de quelques prises. Alors, j'ai beau vous dire que je l'écoute en boucle, je doute que cela soit une caution suffisante. Nombre d'entre vous, en écoutant cette piste audio, se diront que ce n'est même pas un morceau abouti, juste un embryon, une trame. D'ailleurs, il n'a pas de titre, c'est dire ! Juste une petite tournerie pour s'échauffer. Il n'empêche, j'aimerais que Carlinhos Brown se contente plus souvent de cette approche brute, en prise directe, jouée en live dans son studio. C'est dans ces conditions qu'il est le plus funk.

Et si nous postons cette fois-ci directement le lien vers le morceau, c'est aussi une manière de patienter. A l'automne dernier, Carlinhos Brown a sorti simultanément deux albums, l'un plutôt acoustique, Diminuto, l'autre plus festif, Adobró. Mais, depuis, aucune date de sortie française n'est encore annoncée. L'Elixir avait annoncé ces sorties et même proposé une chronique de Diminuto puisqu'il était en téléchargement gratuit pendant quelques jours après sa sortie. Pour présenter, nous attendrons son arrivée officielle. D'ici là, le voici à la batterie, épaulé par une formation réduite mais où une basse bien pesada nous dit l'essentiel. Carrément une alternative roots au tube de l'été !

Carlinhos Brown, "Salvador da Bahia, Brasil, February 2011", Petites Planètes Outtake (2011) mp3 320kbps

Vincent Moon réalise les Peties Planètes sans mécène ni subventions, uniquement grâce aux dons. Vous pouvez donc le soutenir en faisant une donation...

Et puis, allez, même la vidéo, on se la remet encore un coup. J'adore ! J'enfonce le clou, j'vous dis !

vendredi 3 juin 2011

Wilson das Neves dans Les Petites Planètes


Voici une nouvelle escale de Vincent Moon sur la route de ses Petites Planètes, ce projet itinérant qui le voit voyager de par le monde pour filmer des musiciens dans leur environnement. Après avoir présenté ici le film consacré à Carlinhos Brown, le voici qui suit Wilson das Neves dans les rues de Rio pour une promenade nocturne avant que celui-ci n'aille rejoindre l'Orquestra Imperial pour un concert.


Si vous êtes amateur de musique brésilienne, vous n'ignorez pas que Wilson das Neves est une figure incontournable, un pilier sur lequel se sont appuyés les plus grands noms, qui a participé comme batteur à des centaines d'albums, dont un nombre conséquent de chefs d'œuvre. Il a également enregistré sous son nom ou avec son groupe Os Ipanemas. A soixante-quinze ans, il est reconnu et admiré comme il se doit. Sa présence est tutélaire et rassure ceux qui ont la chance de bénéficier de ses services. Ce qui est donc le cas de l'Orquestra Imperial, ce collectif de jeunes musiciens qui se rassemblent pour ambiancer des bals, sans prétention mais avec un succès littéralement phénoménal.

Sur tout le trajet, Wilson das Neves chante, notamment "O Samba é meu dom", et marque la cadence du samba, qu'il soit à la terrasse d'un café ou sur la place du prestigieux Teatro Municipal. Il joue d'un tamborim à mains nues, voire tout simplement de la caixa de phosphoros, l'essentielle boîte d'allumettes si prisée des sambistes, accessoire suffisant à défaut de mieux.


A noter qu'encore une fois, sur le site de Petites Planètes, à cette page des Outtakes, vous pourrez également télécharger le fichier audio de cette promenade en samba. 

Avis aux Parisiens, Vincent Moon présentera ses Petites Planètes à la Gaîté-Lyrique le 15 juin 2011 à 20h, plus d'infos ici... Rappelons également que ce projet n'existe que grâce aux dons...

mercredi 25 mai 2011

Carlinhos Brown dans Les Petites Planètes


La musique de Carlinhos Brown porte toujours en elle une bonne dose de funk. Quand on le voit ici dans son studio, l'Ilha dos Sapos, dans le Candéal, jouer ce titre au bout de plusieurs prises, avec la sueur qui pointe sur la peau, on sent la tension qui monte. On retrouve toujours intact son plaisir de jouer, l'instant est intense. Il chante en jouant de la batterie et les musiciens sont au service d'un groove sans fioritures. Et toujours cette basse qui enfonce le clou, discrète mais profonde, juste là où il faut. Il m'expliquait dans un entretien réalisé en 1999 : "quand j’ai vu le funk pour la première fois, c’était merveilleux. C’était comme une musique de candomblé jouée sur des instruments harmoniques modernes : guitare, basse, claviers".


Ces images sont extraites de la nouvelle série de Vincent Moon, Les Petites Planètes. Après avoir lancé il y a quelques années les fameux Concerts à emporter pour La Blogothèque, il a fait ses valises pour aller saisir quelques instants de musique un peu partout dans le Monde, au point d'avoir été surnommé "hobo 2.0" par Benoît Hické. Les escales brésiliennes ont été nombreuses. La première a été tournée avec Tom Zé qui, égal à lui-même, s'est lancé dans un a-capella improvisé de vingt minutes sur le toît d'un immeuble de São Paulo, sous un ciel gris nuageux qui, dixit le Zé, rappelle "les Iles britanniques". Nous essaierons de relayer les prochains épisodes brésiliens des Petites Planètes. Le programme est alléchant : Wilson das Neves, Thelma de Freitas, Jards Macalé, Jorge Mautner, etc...

Vincent Moon mène ce nouveau projet sans se départir de sa démarche expérimentale, toujours en mouvement. On disait à propos des Concerts à emporter que Vincent Moon filmait au plus près. C'est cette même approche que l'on retrouve ici avec Brown. Sa caméra lui tourne autour, se resserre en gros plan.

Mais laissons Vincent Moon présenter ce film : "Carlinhos Brown est une sorte de superman de la musique. Figure controversée de la scène musicale brésilienne contemporaine, il est impossible de parler uniquement de sa musique sans mentionner ses engagements sociaux - principalement dans sa favela du Candéal Pequeno, à Salvador.

J'étais en contact avec lui par le biais de quelques amis et quand je lui ai demandé une performance, la première idée était de la faire dans le quartier de Candéal. Etant un homme (très) occupé, Carlinhos Brown n'avait le temps de jouer qu'une seule chanson, dans son propre studio. Nous avons fait quelques prises, c'est la dernière que j'ai gardée, quand l'énergie atteint ses limites".





La collection Petites Planètes est réalisée en mode creative commons et n'existe que grâce donations. D'autres extraits et précisions sur le site ici

Par ailleurs, le morceau est en téléchargement gratuit (en mp3 320), ici... Beau cadeau que ce titre brut.

Avis aux Parisiens, Vincent Moon présentera ses Petites Planètes à la Gaîté-Lyrique le 15 juin 2011 à 20h, plus d'infos ici...

Une critique du projet signé Sfar sur Toujours Un Coup d'Avance...