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mardi 30 novembre 2010

Cartola : il y a trente ans quand mourait son poète, tout Mangueira pleurait

Aujourd'hui, 30 novembre, est le trentième anniversaire de la mort de Cartola, Angenor de Oliveira de son nom officiel. Il y a deux ans, était fêté son centenaire posthume alors que dans quelques jours, c'est celui de Noel Rosa que l'on célébrera. Noel Rosa que Cartola hébergeait parfois dans sa maison de Mangueira et avec qui il composa quelques sambas.

Cartola, ce sont les deux faces du samba en un seul homme. A la fois, un homme essentiel dans l'histoire du carnaval carioca, puisqu'il fait partie des fondateurs, en avril 1929, de l'école de samba de la Mangueira, la plus célèbre d'entre toutes, et également l'auteur de quelques uns des morceaux les plus bouleversants et tristes qui soient, à l'image de "O mundo é um moinho", que nous avons choisi aujourd'hui pour lui rendre hommage.

Un jour prochain, nous essaierons de proposer un portrait détaillé de Cartola mais, aujourd'hui, pour évoquer celui que de nombreux Brésiliens considèrent sans hésitation comme le plus grand sambiste de l'Histoire, et bien que les images de Cartola soient assez rares sur la toile, j'ai cherché à ce qu'on le découvre sous un jour inhabituel. Ainsi, sur cette photo, figure-t-il sans ses légendaires lunettes noires, les "Oculos escuros de Cartola", titre et sujet d'une chanson de Max de Castro (pas sa meilleure, je le concède), qu'il ne quittait qu'exceptionnellement.

Ou aussi cette vidéo émouvante où il retrouve son père, après quarante ans sans s'être parlés et où il lui demande ce qu'il veut qu'il lui joue. Le père choisit donc "O Mundo é um moinho".

La narrateur du morceau s'adresse à la femme qui l'a quitté et, en poète, lui donne cette leçon de vie, à l'aide de cette métaphore d'une violence inouïe. Le monde est un moulin.

"Ecoute-moi bien, mon amour
Prête attention, le Monde est un moulin
qui va broyer tes rêves, si minables,
réduire tes illusions en poudre"

"Ouça-me bem, amor
Preste atenção, o mundo é um moinho
Vai triturar teus sonhos, tão mesquinho.
Vai reduzir as ilusões a pó"

A voir ainsi Cartola et son père côte-à-côte, on pourrait presque se demander lequel est le plus vieux des deux. A la fin, Herminio Bello de Carvalho, qui fut un de ses proches, explique qu'au-delà du plaisir des retrouvailles ce fut un moment difficile pour Cartola car, endetté et le Zicartola fermé, il dut, à cette époque, retourner vivre un temps chez son père, situation humiliante à son âge...


Pourtant, malgré le sentiment douloureux qui l'habite quand il joue et chante pour ce père si longtemps absent, Cartola a ce petit sourire aux lèvres. Même si, au Brésil et dans le samba en particulier, on a tendance à dire que le sourire est une politesse qui masque le désespoir, je tenais aussi à montrer Cartola d'humeur légère. Oubliée la longue traversée du désert, l'anonymat à exercer des petits boulots, après la gloire des années trente... A partir de son retour sur la scène musicale, à la fin des années cinquante, Cartola semble revivre...

Il est amoureux de Dona Zica qu'il épouse et, ensemble, ils ouvrent un bar-restaurant qui devient vite fameux, le Zicartola, où le tout Rio du samba et de la bossa nova se précipite. Dona Zica est aux fourneaux, Cartola joue les maîtres de cérémonie. Pour l'anecdote, c'est au milieu de cette effervescence, qu'un discret jeune homme fera ses premiers pas sur scène. Il s'y présente sous le nom de Paulo César. Le journaliste Sergio Cabral lui expliquera subito qu'il lui faudrait prendre un vrai nom de sambiste s'il voulait s'imposer : il deviendra donc... Paulinho da Viola. Quant à Cartola, il lui faudra attendre ses soixante-cinq ans pour qu'il enregistre un premier disque sous son nom.

Ricardo Cravo Albin, auteur du célèbre dictionnaire de la musique brésilienne, qui l'avait bien connu, décrivait Cartola comme un "maître de délicatesse". Malgré sa mise modeste, il dégageait une vraie noblesse... Il était "extrêmement poli et discrètement affable, comme il convient à un prince".

Certes, de son vivant, il bénéficia d'une vraie reconnaissance mais, en bon "poète maudit", Cartola n'a jamais été autant glorifié, loué et fêté que depuis sa mort. Aussi préférons-nous cet hommage qui lui est rendu par le Clube do Samba de João Nogueira et auquel il est convié. Bien entouré, il se voir remettre un titre de membre honorifique pour services rendus à la cause. Le plus bel hommage à Cartola ne pouvait venir que des sambistes eux-mêmes...

samedi 16 octobre 2010

Teresa Cristina, ou la discrétion d'une belle personne

De ce côté-ci de la planète, le début d'automne est peut-être la saison la plus propice au samba. Entre ce bel été indien et les signes avant-coureurs du froid qui vient, ce petit pincement au cœur des jours qui décroissent, le mélange d'allégresse et de mélancolie qui le caractérise est le véhicule idéal pour se laisser porter léger en savourant l'instant... Alors ces dernières semaines, c'est en boucle, presque sans pouvoir m'en défaire, que j'ai écouté Clementina de Jesus, Candeia, Paulinho da Viola et, pour la nouvelle génération, Teresa Cristina.

De ces trois figures historiques du samba, Paulinho da Viola est le seul à être encore parmi nous. Et dès lors qu'il s'agit de l'évoquer, un trait de son caractère mérite d'être relevé, son incroyable modestie. Une tendance à se mettre en retrait pour mieux valoriser ses partenaires. Il a trouvé en Teresa Cristina une digne héritière qui partage avec lui ce trait de caractère, cette délicatesse.

Teresa Cristina a commencé sa carrière en chantant dans les bars de Lapa, quartier bohème de Rio. Si son premier projet artistique fut de chanter Candeia (décidément, me direz-vous si vous passez par ici régulièrement !) car c'est à travers son engagement qu'elle pris conscience que "black is beautiful", ce qui lui permit de mieux se révéler à elle-même et dépasser les préjugés encore en vigueur dans ce Brésil de toutes les couleurs, son premier album fut dédié à l'œuvre de Paulinho da Viola.

Accompagnée de son groupe Semente, Teresa Cristina s'imposait comme une figure majeure du renouveau du samba, fidèle à la tradition sans être passéiste. En 2002, le double album A Música de Paulinho da Viola a fait d'elle la révélation du genre, élue meilleure chanteuse de samba de l'année. Ce disque de reprise a permis de redécouvrir un répertoire essentiel du samba (et de la musique brésilienne tout court) alors que les albums originaux de Paulinho da Viola n'étaient plus guère en vogue. Par nos temps d'apparence et de superficialité, il faut aussi dire qu'avec son look de vieux, type chemise aux tons pastel, il n'y a pas non plus mis du sien pour paraître au goût du jour. Ce qui est tout à son honneur.

"Je l'ai toujours beaucoup admiré, il a toujours été très présent dans mon répertoire. Paulinho da Viola est une personne appréciée de tous, où qu'il aille tout le monde va l'acclamer. Il est portelense, supporter du Vasco... ça nous fait beaucoup de choses en commun. Ces dernières années, il a traversé quelques épreuves et enregistrer ce disque a renforcé son importance dans la musique brésilienne. Peu d'artistes ont repris ses chansons et cela lui faisait penser que ses musiques n'étaient pas faites pour d'autres interprètes. Je suis doublement heureuse : d'abord parce qu'il a bien aimé mon disque et parce ça lui a fait réaliser que ses musiques conviennent à d'autres interprètes. D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi on ne lui a pas encore consacré un songbook".

En retour, elle a été adoubée de la plus belle manière par Paulinho da Viola qui lui tressait ce joli compliment : "elle est une figure jeune et captivante, une excellente chanteuse de samba. On a justement besoin d'artiste comme elle car, aujourd'hui, il n'y a plus grand monde qui sache interpréter le samba comme elle". Alors, on pourra bien jouer les puristes en objectant que ses reprises n'atteignent pas tout à fait la richesse des originaux, leurs mille nuances et petites subtilités, il n'empêche l'hommage de Teresa Cristina est une magnifique réussite. Fidèle dans l'esprit, retrouvant l'humeur de ces compositions, indémodables comme autant de standards.

Depuis ses débuts, Teresa Cristina a pris de l'assurance. Elle qui était toute timide sur scène et chantait les yeux fermés, s'y montre plus à l'aise et détendue. Pour avoir commencé tardivement sa carrière artistique, elle s'amuse d'être toujours considérée comme une "nouvelle artiste" : "le terme 'nouveau', quand on a quarante-deux ans est merveilleux".

La délicieuse Teresa Cristina possède donc ce trait commun avec Paulinho da Viola, une modestie non simulée. Elle a ainsi le chic pour se faire voler la vedette. Ou plutôt pour s'effacer devant les artistes invités. Aussi, pour rendre hommage à Paulinho da Viola, à son humilité et celle de Teresa Cristina, nous avons choisi une reprise du magnifique "Dança da Solidão" où elle invite Marisa Monte sur scène avec elle et où c'est elle qui se fait discrète pour l'accompagner.


Rappelons que Marisa, grâce à son incroyable notoriété, a largement contribué à diffuser le répertoire de Paulinho da Viola, reprenant un de ses titres sur pratiquement chacun de ses albums.  Elles sont donc ses deux plus belles héritières. Les deux femmes se connaissent depuis longtemps et leur admiration semble réciproque. Marisa Monte dit ainsi de Teresa Cristina : "elle est merveilleuse. C'est une vraie dévote du samba, qui va aux racines et y consacre des recherches. C'est une artiste intègre, une interprète sans affectation. L'exemple d'une histoire authentique". 


En revoyant ces images, je me dis en fait que l'essentiel n'est pas que Marisa mène la danse et que Teresa soit dans le coin, effacée, non, ce que capture ces images et qui en font le charme est cet enthousiasme collectif où la salle entière, plus que Marisa ou Teresa, chante à l'unisson ce morceau du début à la fin... C'est tellement irrésistible que je résiste pas à l'occasion d'en proposer une deuxième version où, cette fois-ci au moins, Marisa tend le micro à Teresa Cristina.


On connaît la rengaine : ah, s'il y avait un peu plus d'amour envers son prochain en ce bas monde. Ajoutons que s'il y avait aussi un peu plus de modestie, d'espace et de respect offerts à l'Autre, le monde serait infiniment plus doux à vivre. Aussi c'est une immense qualité que cette discrétion que l'on retrouve partagée par Paulinho da Viola et son héritière Teresa Cristina. La marque d'une belle personne.

jeudi 23 septembre 2010

"Carinhoso", 1ère partie : interprété par Paulinho de Viola et Marisa Monte

Seule l'Histoire fera d'une composition un standard. Seule sa résistance à l'épreuve du temps et aux innombrables reprises pourra lui conférer ce statut. "Carinhoso", composé par Pixinguinha  en 1917, est un standard de cette trempe, au moins aussi essentiel dans l'histoire de la musique brésilienne que les plus célèbres compositions de Jobim..

Pour une première évocation de "Carinhoso" et le faire découvrir à ceux d'entre vous qui ne le connaîtraient pas encore, j'ai choisi une version récente pour illustrer justement combien ce morceau traverse les époques et toujours brille du même éclat. Comment toujours il provoque ces petits picotements à fleur de peau et exerce cette petite pression sur le cœur qui font se sentir vivant. Bien vivant.


Paulinho da Viola est parfois considéré, à tort, comme passéiste. C'est juste qu'il connaît ses classiques sur le bout des doigts. Il s' en explique :

"Quand j'écoute "Carinhoso" de Pixinguinha, je sais que la musique a été écrite en 1917, que c'était une autre époque, que la vie a changé. Qu'il s'est passé depuis un million de choses. Mais la musique est toujours vivante. Peu importe que telle œuvre ait été faite à une période X, qu'elle ait contribué à un mouvement Y, et provoqué telle réaction Z. Tout cela ne nous sert qu'à connaître un peu d'histoire mais n'a pas grande valeur pour moi.Tout pour moi se passe maintenant. Ce qui n'a pas d'importance, pas seulement pour moi mais pour l'Humanité, disparaît. Meurt, est abandonné (...). Quand on me décrit comme conservateur, passéiste, ancré dans le passé, je réponds : je ne vis pas dans le passé, le passé est une chose vivante en moi".

Ainsi était emblématique de son inscription dans le présent sa reprise de la chanson de Wilson Batista, "Meu Mundo é hoje (eu sou assim)" : "meu mundo é hoje não existe amanha pra mim". Demain n'existe pas pour moi !

Meu Tempo é hoje, c'est justement le titre du documentaire qu'Izabel Jaguaribe a consacré, en 2003, à Paulinho da Viola. Les images ci-dessous en sont extraites. C'est ici Marisa Monte qui interprète "Carinhoso". De sa voix toujours aussi claire, pour ne pas se confronter au poids des glorieux aînés, Orlando Silva ou Elizeth Cardoso, et à leurs démesures magnifiques, elle a opté pour la sobriété. Une manière probablement plus contemporaine de l'interpréter... Elle s'en sort, ma foi, de manière fort honorable.


Une interprétation d'une rare élégance. Et j'espère ainsi que "Carinhoso" deviendra une chose vivante en vous... 

vendredi 10 septembre 2010

Partido Alto, de Leon Hirszman : tous ensemble pour le samba

"O sambista não precisa ser membro da academia
Ao ser natural em sua poesia o povo lhe faz imortal"
Candeia, "Testamento de Partideiro"

Nous évoquions avant-hier la sortie de Benda Bilili, le film de Renaud Barret et Florent de la Tullaye, documentaire que je suis impatient de découvrir. En attendant, voici un autre film musical dont le protagoniste principal est en fauteuil roulant, j'ai nommé : le grand, l'immense Candeia.


Il s'agit de Partido Alto, un documentaire absolument extraordinaire tourné en 1976 et sorti en 1982 où, là encore, il est question pour le cinéaste de saisir des moments intenses, spontanés. D'être là où ça se passe et s'effacer pour mieux rendre compte de l'ambiance. S'effacer oui, à part le micro qui se trouve assez fréquemment dans le champ !

Partido Alto
est un film de Leon Hirszman. Celui-ci fut une figure importante du cinéma brésilien, un des pionniers du Cinema Novo, lauréat d'un Grand Prix du Jury à la Mostra de Venise, en 1981, pour son film Eles Não Usam Black-Tie. Cinéaste engagé, Hirszman réalisa plusieurs documentaires ancrés dans la réalité sociale du pays (métallurgistes en grève avec ABC da Greve, ouvriers agricoles nordestins, avec Maiora absoluta, etc...). Il consacra également plusieurs films à la musique populaire.

Dont Partido Alto, qui fut réalisé avec la collaboration de Paulinho da Viola. Ce film est un formidable témoignage de cette pratique collective du samba. Le partido alto est, en effet, un genre de samba qui repose sur l'improvisation. Les sambas de partido alto alternent ainsi refrains repris en choeur et paroles improvisées à tour de rôle par les participants. Dans le film, Candeia rappelle qu'on peut lui trouver quelque ressemblance de principe avec l'art des repentistas nordestins et leurs fameuses joutes verbales. Pour autant, le partido alto est une forme de samba. Une expression authentique du samba.

C'est également un moment festif où prime le plaisir de se retrouver et jouer, chanter, danser ensemble (et boire des bières ou du limão)... Aniceto do Império (un des fondateurs de l'Ecole de Samba Império Serrano) avait coutume de dire du partido : on sait quand ça commence, on ne sait pas quand ça finit ! ("partido tem hora para começar, mas não para acabar"). C'est exactement ce que l'on constate dans le film d'Hirszman. Il faut préciser que Partido Alto est, en quelque sorte, le pendant solaire d'un autre film documentaire de Leon Hirszman : Nelson Cavaquinho, portrait d'un autre sambiste de légende, sur lequel nous reviendrons dans le prochain message.

Partido Alto se divise en deux parties. Dans la première, on retrouve le légendaire Candeia qui mène le bal. Autour de lui, quelques percussionnistes dont Wilson Moreira, et un joueur de cavaquinho. Et même quelques choristes qui dansent, vêtues de robes aux motifs 70's et, curieusement, aux couleurs de la Mannschaft...

Dans la lumière dorée d'une fin d'après-midi, dans une arrière-cour, propice aux rassemblements, Candeia est entouré, parmi les percussionnistes, de plusieurs membres de l'école de samba Quilombo qu'il avait fondé un an auparavant.

En regardant ce film, on est frappé par l'autorité qui se dégage de cet homme. Du geste et de la voix, il en impose. Autour de lui, les musiciens font tourner le rythme sans faillir, cavaquinho en tête. Pendant que les musiciens jouent en sourdine, entre deux morceaux, Candeia explique ce qu'est le partido alto, et c'est bien là le seul détail qui peut rappeler qu'il s'agit d'un tournage.

On le voit également demander à ses musiciens quelques pas de danse. C'est Wilson Alicate qui se colle au miudinho, puis Tantinho, celui qui gratte son prato, son assiette, qui nous donne une petite démonstration d'amoladinho. Bon, avec ses pattes d'eph', on ne voit plus ses pieds mais on a quand même une idée générale de la chose, tout en petits pas glissés.

Mais c'est peut-être quand il interprète son "testament", le morceau "Testamento de Partideiro", que la plus belle définition du samba et de son amour du peuple brésilien transpire de Candeia : "le sambiste n'a pas besoin d'être membre de l'Académie, en étant naturel dans sa poésie, le peuple le rend immortel". Histoire de rappeler que c'est aussi l'âme des poètes qui s'incarne à travers le samba...

La deuxième partie du film se déroule là-encore dans une arrière-cour, celle de Manacéa, un sambiste de la Portela. Parmi les partideiros, on retrouve le jeune Paulinho da Viola, Argemiro, Casquinha et quelques autres... C'est le soir, et tous les invités semblent finir dans un bel état d'ébriété joyeuse.


Sur la fin, on entend ces quelques mots pleins d'émotion de Paulinho de Viola : "quand j'étais enfant, je voyais le partido alto comme une forme de communion entre les gens du samba. C'était pour rire, blaguer, flâner, c'était brincadeira et vadiagem. Tout le monde participait comme il pouvait, comme il voulait. L'art le plus pur réside dans l'expression de chacun, à sa façon, et seul le partido alto offrait cela. (...) La ronde du partido est un moment de liberté".


1ère partie :


2ème partie :


3ème partie :


Ce beau film illustre à merveille les propos de Paulinho da Viola.


lundi 6 septembre 2010

Paulinho da Viola et Clara Nunes en duo : parce que Paulinho da Viola

Juste pour le beau sourire de Paulinho da Viola... C'est la seule et suffisante raison à ce petit message.

J'ai beaucoup écouté les vieux albums de Paulinho da Viola cet été. Avant de bientôt retrouver ici ce grand monsieur du samba, il fallait quelques images. Une vidéo de 1976 où, pour le programme Fantastico de TV Globo, il interprète en compagnie de Clara Nunes un pot-pourri de leurs succès respectifs...

Détail gênant : pourquoi lui n'a-t-il pas de micro, ne me dites pas que c'est du playback ?

mercredi 7 juillet 2010

Jeunes, Maria Bethânia et Paulinho da Viola chantent "Rosa Maria" au bord de la plage

Bizarrement, il y a un côté déprimant quand arrive cet été que nous aurons attendu toute l'année : les jours commencent à raccourcir et nous rapprochent de l'automne. Déjà le 7 juillet, misère ! Aussi faut-il profiter de cette chaleur et de ce soleil comme si c'était le dernier jour : le froid et la grisaille arriveront toujours trop vite. Pour se plonger dans cette douce ambiance estivale, rien ne vaut une vieille samba interprétée par Maria Bethânia et Paulinho da Viola. Des images qui sont extraites de Saravah, le film que réalisa Pierre Barouh au Brésil, en 1969.

Paulinho da Viola et Maria Bethânia sont attablés à une terrasse, devant des verres d'une bière qui n'est peut-être plus si bem gelada, tant ils s'amusent à chanter ensemble. On imagine la plage toute proche. Ils sont si jeunes sur ces images, décontractés comme on les aura rarement vus, et interprètent plusieurs standards du samba. Ici, c'est "Rosa Maria", composée par Aníbal et Eden Silva en 1948, mais qui brille de la belle insouciance de leur jeunesse malgré des paroles qui évoquent un chagrin d'amour.

Paulinho da Viola et Maria Bethânia, comme des amis qui se retrouvent en vacances et chantent en riant. Avant d'aller se baigner.


"Um dia / Encontrei Rosa Maria Na beira da praia /A soluçar Eu perguntei /O que aconteceu? Rosa Maria me respondeu O nosso amor, morreu! Não sei ainda explicar qual a razão De Rosa Maria desprezar meu coração Eu fazia-lhe toda vontade Será que ela tem outra amizade"